A - dictionnaire biographique des journalistes et hommes de presse du Nord Pas-de-Calais

ANDRE Arthur (Douai, 25 IX 1854 – ?)

Ancien compositeur typographe de La Gazette de Douai, Arthur André est, en 1895, reporter du journal L’Echo douaisien et correspondant de La Dépêche du Nord.

La police le présente comme «très roublard», mais «un collaborateur précieux et dévoué pour les journaux qui l’occupent». Elle ajoute : «Il se conduit bien et n’a pour vivre que le produit de son travail.»

J.-P. V.

Source : AD 59, 1T 222/8.

ANSART Gustave, (Roubaix, 5 III 1923 – Mérignies, 20 IX 1990)

Homme politique, directeur de Liberté

Né d’une famille ouvrière dans le quartier du Pile à Roubaix, Gustave Ansart est d’abord métallurgiste. Réfractaire au S.T.O., il entre au P.C.F. en 1944 et est élu au conseil municipal de Roubaix en 1947. Il est nommé secrétaire de l’Union syndicale des métallurgistes du Nord, et monte parallèlement dans l’appareil du parti : secrétaire de la Fédération du Nord en 1955, Comité central du P.C. en 1956. De 1956 à 1958, il est député de Roubaix. En 1973 il est élu député de Denain où il sera réélu sans interruption jusqu’à sa mort.

Grâce aux stages syndicaux, aux écoles du parti, l’ancien métallo se cultive. Il prend la direction du quotidien régional communiste Liberté en 1958, qu’il gardera jusqu’en 1982.

Il défendra âprement son journal, refusant qu’on «mise tout sur L’Humanité». Veillant aussi bien au contenu qu’à la vente du journal, il sera à l’origine des comités de diffusion de Liberté, qui «ont permis au journal de survivre dix ans de plus» selon René Gabrelle, ancien journaliste à Liberté.

B. G.

Source : Hommage : Il y a 20 ans, Gustave Ansart, Lille, Liberté hebdo, Arras, Liberté 62, 2010, 12 p.

ANTHYME Lucien (Beaurains, 6 VI 1922 – Wasquehal, ?)

Journaliste

Né dans une famille d’agriculteurs, Lucien Anthyme conserva des attaches avec le monde de la terre durant toute sa carrière. Il sort de l’Ecole nationale de Grigon, en 1942, avec le titre d’ingénieur, et poursuit ses études à l’Institut national d’agronomie.

Réfractaire au STO pendant la guerre, il entre à la direction des services agricoles du Pas-de-Calais à la Libération avant de rejoindre le service économique de La Voix du Nord le 15 mai 1946. Ses compétences en matière agronomique y font merveille et en mars 1963, le ministre de l’Agriculture, Edgard Pisani le fait chevalier du mérite agricole. En 1976, il est promu officier.

Chef du service économique, Lucien Anthyme, grand journaliste et homme de cœur, a formé de nombreux journalistes qui s’exprimeront tant à La Voix du Nord que dans d’autres médias. Il prend sa retraite en 1984.

ARNOLD Auguste Charles, Joseph (Lille, 1er VIII 1806 – ?)

Journaliste

Editeur gérant de La Gazette de Flandres et d’Artois de 1833 à 1854, il a ensuite dirigé Le Journal du peuple (1864-1865), avant que ce dernier ne soit absorbé par Le Courrier populaire du Nord de la France, journal auquel il collabora sous le pseudonyme d’Adventif.

B. G.

Sources : Verly, Hippolyte, Essai de bibliographie lilloise contemporaine 1800-1869…, Lille, Leleux, 1869

ASSOIGNON Paul (Lille, 12 VIII 1860 – ?)

Paul Assoignon commence sa carrière de journaliste en 1881 comme secrétaire de rédaction au Progrès du Nord à Lille dont il devient par la suite secrétaire général.

Il est l’auteur d’un ouvrage sur le siège de Lille et de plusieurs revues jouées aux Bouffes lilloises.

J.-P. V.

Source : AD Nord

AUBERT Maurice

Pseudonyme de Louis Robichez, rédacteur au Journal de Roubaix.

AVINEE Pascal (Lille, 21 VII 1946 – Fontaine-au-Pire, 26 II 1989)

Journaliste, reporter photographe

Pascal Avinée était attaché au département photo du magasin Le Printemps, à Lille, quand il fut engagé le 1er février 1968 par La Voix du Nord pour son édition de Cambrai.

Sa bonne connaissance du Cambrésis où il avait passé une partie de son enfance et son adolescence, son père appartenant à la compagnie de gendarmerie de l'arrondissement, rendait de grands services à l'équipe rédactionnelle d'autant plus qu'elle se doublait d'une facile adaptation à tous les milieux et d'une grande disponibilité. Un problème de santé l'a trahi à l'âge de 42 ans.

M. L.

AYRAUD-DEGEORGE Pierre (Aigrefeuille, 1816 – Croissy-sur-Seine, 31 V 1867)

Journaliste

Originaire de Charente-inférieure, Pierre Alexandre Ayraud, prit le nom de Ayraud-Degeorge après son mariage avec Jeanne Degeorge, fille de Frédéric Degeorge, rédacteur en chef du Progrès du Pas-de-Calais.

Rédacteur dans ce journal arrageois, il en devient rédacteur en chef en 1848. Nommé sous-préfet de Boulogne après la révolution de février, il est ensuite un éphémère préfet du Var. Remplacé par Georges Eugène Haussman, il reprend ses fonctions au Progrès.

Lors du coup d’Etat de décembre 1851, le journal est suspendu et Ayraud-Degeorge doit s’enfuir. Arrêté, il est interné pendant quelques mois en Haute-Vienne puis reprend une nouvelle fois ses fonctions au sein du journal. Après l’internement de son beau-père en mars 1854, il assume seul la gérance du journal et la rédaction en chef jusqu’à sa suspension le août 1857.

Lendemain, Ayraud-Degeorge lance une feuille non politique Le Pas-de-Calais dont la parution est éphémère, à peine une quinzaine de jours. Il la remplace immédiatement par L’Echo du Pas-de-Calais.

En juin 1859, il lance Le Propagateur du Pas-de-Calais. L’affaire tourne court, le journal cesse de paraître le 30 octobre de la même année. Ayraud-Degeorge est cependant autorisé à le continuer le 1er juin 1860 à Lille sous le titre Le Propagateur du Nord et du Pas-de-Calais. Le 5 octobre, il doit à nouveau renoncer, cédant son journal à un groupe de légitimistes lillois. Pierre Alexandre Ayraud Degeorge meurt à l’âge de 51 ans au Croissy-sur-Seine.

Il est l’auteur d’un drame en prose La Dentellière d’Arras.

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